LA VIERGE ET LES TEMOINS DES EXTASES

    Dès 1961, la Vierge commença de montrer autrement encore sa miséricorde à l'égard des témoins. Dans les extases individuelles, elle se mit à baiser les chapelets, les médailles, les images, les crucifix et même les alliances.

    Non pas tous les objets que les visiteurs demandaient aux enfants de lui présenter, mais seulement ceux qu'Elle indiquait aux enfants d'offrir à ses lèvres.

    La Madone choisissait elle-même, en les désignant, les objets qu'elles avaient épingles sur leur corsage, ou qu'on avait déposés sur la table de la cuisine.

    Elle les faisait rendre ensuite, souvent pendant l'extase même, infailliblement, aux heureux propriétaires que les petites ne voyaient pas. En même temps, généralement, de grandes grâces de conversion ou de consolation réconfortaient les âmes.

    Qu'on nous permette d'insister.


    Les gestes des enfants ont eu souvent, pour les propriétaires de ces objets, une signification précise, insoupçonnable pour les voyantes. Elle demeure un précieux secret entre ceux qui furent favorisés de ces grâces et leur Mère du Ciel.

    Ainsi en témoigne fermement une inconnue qui vint à Garabandal soucieuse de connaître sa véritable vocation. Veuve, elle se demandait s'il valait mieux se retirer du monde ou bien vivre son amour pour Jésus dans la situation où elle se trouvait. En baisant sur sa main son alliance, la Vierge l'éclaira sur son avenir, et opéra dans son âme un véritable retournement.

    Un autre fait. Quelqu'un, un jour, déposa sur la table de la cuisine de Conchita un poudrier précieux.

    La petite fille et les témoins voulurent arrêter son geste, affirmant que jamais, jamais la Vierge ne baisait un objet profane. Malgré cela, le poudrier resta où il avait été posé.

    A peine l'enfant fut-elle en extase, que, négligeant d'abord les objets de piété, elle présenta le poudrier aux lèvres de la Vierge.

    Evidemment les assistants se mirent à murmurer devant un comportement aussi étrange: «Comment admettre que la Vierge puisse baiser cet objet de vanité féminine! Non. Ce n'est pas Elle!»

    L'extase terminée, Conchita s'expliqua: «La Vierge m'a dit: "donne-moi cela, c'est de mon Fils" — sans autre commentaire. —

    Tout s'éclaira bientôt. Durant la guerre d'Espagne, entre 1936 et 1938 ce poudrier avait servi à transporter des hosties consacrées pour communier secrètement les prisonniers des rouges qui allaient mourir! Il était devenu un ciboire!

    Autre chose encore: la conversion de l'industriel protestant dont nous avons parlé plus haut et qui fut transformé après que la Vierge eut baisé son alliance. De Garabandal, il se rendit à Loyola, pour y faire une retraite. Le troisième jour, au moment de la communion des fidèles qui l'entouraient, il se convertit.

    Enfin, récemment, nous apprenions que de nombreux amis de Garabandal venaient de se retrouver à Burgos pour le baptême d'une jeune juive, convertie elle aussi miraculeusement, à Garabandal.