GARABANDAL ET LE SACERDOCE

    Eucharistique, Garabandal est aussi très sacerdotal. La Vierge enseigne aux petites à beaucoup prier pour les prêtres. Loli avouera un jour:

    « Je prie beaucoup pour eux, surtout pour ceux qui ont envie de ne plus l'être, afin qu'ils continuent au moins à dire la Messe. »

    Elles ont la plus grande déférence, et aussi la plus grande affection pour les ecclésiastiques, au point que dans le village il leur est souvent reproché d'être « plus accueillantes pour les prêtres que pour les laïcs. »

    Malgré l'indiscrétion et même l'hostilité déconcertante de certains prêtres, jamais on ne peut entendre à leur égard, de la part des enfants, la moindre critique, remarquer la moindre indélicatesse. Elles prient même spécialement et avec prédilection pour le sacerdoce qui les fait souffrir inexplicablement.

    A qui s'en étonne, Loli répond: « En présence d'un ange et d'un prêtre, je saluerais d'abord le prêtre, et c'est à lui d'abord que je ferais révérence ».

    Cela ne les empêche pas de rester de gentilles petites espagnoles, dont la vivacité nous rappelle certaines réparties de leur illustre compatriote, Sainte Thérèse d'Avila!

    Un théologien, jeune padre, fort bien d'ailleurs, demandait à Conchita:

    « Si tu trouves qu'un prêtre a plus de pouvoir qu'un ange, qui aimes-tu mieux voir, lui ou moi?

Oh ! l'Ange, bien sûr! Il est plus beau que vous! »

    Un autre ecclésiastique ayant décidé de faire passer aux petites un de ces « tests » psychologiques si à la mode aujourd'hui, posa à Conchita cette étrange question:

— Si ton curé n'était ni un homme ni une femme, mais qu'il fut un animal, quel genre d'animal voudrais-tu qu'il soit?
Un agneau.
— Pourquoi?
Parce qu'il ressemblerait à Jésus qui s'est fait immoler pour nous. »