La nature des apparitions

    Après avoir parlé du miracle, on peut encore, dans un autre ordre d'idées, relater quelques faits surprenants. Dans les premiers temps des apparitions on vit un jour les fillettes faire des gestes indiquant qu'elles se passaient de l'une à l'autre un objet mystérieux qu'elles paraissaient bercer.


    Sorties de l'extase elles expliquèrent que la Vierge leur avait mis dans les bras l'Enfant Jésus.

    Ayant appris la chose par la mère de Jacinta, nous interrogeâmes Conchita:

    « Si vous avez tenu l'Enfant Jésus dans vos bras, vous l'avez donc touché?

Non, on ne peut jamais toucher la Vierge ni l'Enfant.

— Mais puisque vous le teniez dans vos bras!
Nous ne pouvions rapprocher nos bras de notre poitrine.
— Etait-il lourd?
Il n'avait pas de poids.
— Et quand vous embrassiez la Sainte Vierge, sentiez-vous la fraîcheur de son visage?

    Prenant la main d'une assistante, Conchita l'éleva alors contre le visage de celle-ci, couvrant, sans les toucher, la bouche et les yeux de cette dame: « Comprends bien: comme cela tu vois que tu embrasses ta main. Eh bien, c'est comme cela: on voit qu'on embrasse, et on ne touche cependant pas.»

C'est bien elle que nous embrassons. Mais nous ne sentons pas la fraîcheur, ni rien d'autre de son visage.

— Comment est-ce possible?
Nous l'ignorons. Mais c'est comme cela.
— Si nous tentons de mettre la main sur la Vierge, nous ne pouvons pas avancer plus loin cette main parce qu'elle est là. Mais on ne sent rien, bien qu'elle soit devant notre main! »

    Un jour d'ailleurs, elles voulurent offrir à l'Enfant Jésus de petits cailloux pour qu'il s'en amuse. Les cailloux tombèrent à terre, tout comme, une autre fois, les caramels qu'un visiteur leur avait offerts et dont elle s'étaient privées pour lui! Il sourit pour les en remercier, mais tout fut retrouvé sur le sol.

    Aux théologiens de nous donner, à ce sujet, une explication valable.