LE GRAND MIRACLE A VENIR

    Entre le 2 juillet et le 18 octobre 1961, elles furent des plus significatives et des plus nombreuses. Elles furent aussi accompagnées de faits étonnants. Détachons-en quelques-uns.

    Au mois d'août, un éminent Jésuite qu'on appelait le « Saint » et le « Théologien », jeune encore, se trouvait aux « Pins » à côté des fillettes en extase. Soudain on l'entendit murmurer: « Milagro, Milagro, Milagro, Milagro » (Miracle, Miracle, Miracle, Miracle). Chose extraordinaire, il était et devait rester jusqu'à ce jour le seul à voir se dérouler devant ses yeux le fameux miracle que, sans en avoir eu elle-même la vision, Conchita devait annoncer ultérieurement.

    Le père quitta Garabandal cette nuit-là, le cœur débordant d'amour, de reconnaisance et de bonheur, ne se lassant pas d'exprimer à ses compagnons de voyage la jubilation de son âme. Il s'endormit paisiblement, se réveilla avec le sourire, et...mourut...littéralement de joie, dans la voiture qui le ramenait, à Rei-nosa, à 4 heures du matin.

    Nous insistons: ce « miracle », les enfants, elles ne l'ont pas vu encore. Et Conchita qui seule le prophétise nous donne les précisions suivantes : « il aura lieu un jeudi, à 8 heures 1/2 de la tarde (fin de l'après-midi). Il sera plus convaincant que le miracle du soleil à Fatima.

    Ce ne sera pas un jour de fête de la Vierge, mais bien celui de la fête d'un jeune martyr de l'Eucharistie. Ce ne sera pas non plus un 18. Il durera environ 1/4 d'heure. Il sera visible de toutes les montagnes environnant Garabandal. Le Saint-Père le verra « de là où il se trouvera » (desde donde este). Le Padre Pio le verra lui aussi.

    Pendant ce miracle, parmi ceux qui le verront, les malades seront guéris et les incroyants seront convertis.

    Certes, le savant et saint religieux dont nous avons parlé est mort de joie à la vue de ce miracle, mais Conchita répond à nos questions: « Nous, nous n'en mourrons pas de bonheur, parce que nous recevrons une grâce spéciale pour en supporter le déroulement ». Elle ajoute: « Ce prodige sera la preuve de la tendresse de Dieu et de la Vierge pour le monde. Et après le miracle, Dieu permettra qu'un "signe" en demeure le rappel ».

    C'est Conchita, seule, qui inlassablement, annonce ce futur grand miracle, inlassablement et impertubable-ment, dans une sécurité et une paix absolues. Rien ne la trouble à ce sujet. Elle déclare même: « que je sois ou ne sois plus à Garabandal, le miracle aura lieu ».


    Quant aux autres fillettes, elles ajoutent: « c'est vrai, puisque Conchita l'a dit. »

    Bien sûr, depuis quatre ans que ce prodige est annoncé les esprits s'échauffent, et les imaginations vont leur train!

    Chacun pense avoir découvert la future date... Mais le secret en est bien gardé, et tous les pronostics sont condamnés d'avance. A la curiosité aussi indiscrète qu'incessante, l'enfant répond: « La Vierge ne veut pas que je divulgue la date du miracle que je connais déjà cependant. Je ne pourrai l'annoncer que huit jours avant qu'il se produise. Il sera en relation avec un événement ecclésiastique très important. »

    Enfin, nous avons appris d'une source absolument sûre: « Conchita a révélé la date du miracle à son évêque, Mgr. de Santander ».