L’Église et Garabandal
Deuxième lettre de monseigneur Danylak

Doroteo Fernandez, administrateur apostolique de diocèse de Santander avait mis sur pied une commission d’enquête sur ces événements. La commission se composait de deux médecins et de trois prêtres et devait étudier les événements qui s’étaient produits pendant quatre ans et qui comprenaient des centaines de présumées apparitions. Les membres de cette commission ne se sont pas rendus au village plus de trois fois.

La position de l’Église, telle que rapportée dans la revue GARABANDAL de Janvier 88.. est la suivante : «Ils ne se rendirent jamais en groupe à Garabandal, ne se réunirent jamais en réunion plénière, et ne présentèrent jamais de rapport conjoint. Certaines personnes exprimèrent leurs opinions négatives à l’avance et publiquement. Un des membres de la commission démissionna parce qu’il n’approuvait pas les méthodes utilisées. Un autre membre, le Père Saez, favorisait la thèse du surnaturel divin »… Des études indépendantes dévoilèrent des méthodes et des procédures de la commission qui furent jugées très suspectes. Aujourd’hui, les experts de Garabandal ne les considèrent ni objectives, ni sérieuses. Monseigneur Fernandez transmit son rapport à la Congrégation de la doctrine de la Foi qui commenta son travail et accepta son évaluation sans ajouter de commentaires. L’évêque qui succéda à ce dernier conserva la même position.

Monseigneur Juan Antonio del Val Gallo, jusqu’à sa retraite en 1991, se rendant compte des défauts considérables dans le travail de la première commission, instituL’Église ne s’est pas encore prononcée officiellement au sujet des prétendues apparitions de la Vierge Marie à Garabandal. Monseigneur a une nouvelle enquête en 1986. À l’automne de 1986, il se rendit à Rome et soumit de nouvelles recommandations au sujet de Garabandal à la sacrée Congrégation de la doctrine de la Foi. Après sa visite à Rome, l’évêque émit une directive autorisant les prêtres visiteurs à Garabandal à célébrer la messe dans l’église du village, mettant ainsi fin aux restrictions imposées en 1962.

Le docteur Morales avait été l’examinateur médical en chef lors de la première commission. En 1977, son attitude changea . Au moment où son épouse se mourait de cancer dans une clinique de Santander, il demanda à sœur Maria Herrero de Gallardo d’emprunter son crucifix qu’avait embrassé la Vierge Marie à Garabandal pour le présenter à son épouse. Par la suite, son opinion au sujet de Garabandal changea et, en 1983, avec l’autorisation du nouvel évêque, il donna une conférence publique sur Garabandal au cours de laquelle il défendit son authenticité. Il reprit cette conférence deux jours plus tard à Madrid. Monseigneur del Val Gallo déclara qu’il était en faveur de la réouverture de l’enquête. Il était particulièrement qualifié pour s’occuper de cette affaire et pour traiter avec honnêteté les aspects variés de ce problème considérable. Il avait été évêque de Santander pendant douze ans, et également membre de la première commission en 1961 et, à ce titre, avait été témoin d’au moins une extase.

Monseigneur del Val Gallo fut interrogé en 1992. Il confirma ses décisions antérieures et indiqua qu’il avait complété son étude en 1991, et qu’il en avait présenté les résultats au cardinal Ratzinger.

Au nombre des personnes qui appuyèrent l’authenticité des apparitions de Garabandal se trouvaient Padre Pio et le docteur Morales. Le cardinal Ottaviani, aujourd’hui décédé, invita Conchita à Rome et l’interrogea. Elle lui fit une impression favorable. Elle fut reçue également par le pape Paul V1 qui lui dit :

‘’Je vous bénis ainsi que toute l’Église.’’

Garabandal est toujours sous enquête. Ce fut ma rencontre avec le docteur Rozeluk et son épouse qui m’a permis de m’intéresser personnellement à ces événements. J’ai écouté leur histoire et je fus convaincu de l’authenticité de la guérison miraculeuse de Michael. Avec ma permission, ces derniers ont visité différentes communautés et rendu leur témoignage et ils ont prié pour obtenir d’autres guérisons. J’ai moi-même participé à plusieurs de ces rencontres de prières, et j’ai été témoin de plusieurs guérisons miraculeuses. Pour moi, ces guérisons sont la confirmation de la présence de la Vierge Marie à Garabandal, et elles viennent confirmer la véracité de Ses messages. Tout comme l’Église l’exige de ses fidèles, je soumets mon opinion personnelle au jugement final de l’Église. Je recommande tous ceux qui liront ce témoignage aux prières de la Mère de Dieu, cette messagère du Ciel en ces temps critiques.

+Roman Danylak, évêque titulaire de Nyssa


Voir les photos miraculeuses prises à Garabandal en mars 1997, avec monseigneur Danylak ( menu principal )
Traduction de Michelle Bourbeau, Quebec, octobre 1999