DES AMERICAINS INTERROGENT CONCHITA

    Ce qu'on vient de lire, et d'autres textes non moins importants qui suivront, montrent à l'évidence la hâte de Conchita d'ouvrir une partie de son cœur avant de quitter Garabandal.

    Elle veut nous laisser ce qui doit nous intéresser le plus actuellement.

    Voici, en vrac encore, les réponses dues à un interrogatoire qui lui a été fait le 14 septembre 1965, par des américains.

Ces réponses ont été écrites de sa main, et contresignées par les témoins présents.

— L'Avertissement est une chose venant directement de Dieu. Il sera visible par le monde entier quel que soit l'endroit où l'on se trouvera.

— Il sera comme la révélation de nos péchés. Les croyants aussi bien que les incroyants, et les gens de n'importe quelle religion le verront et le ressentiront.

— Le Miracle durera environ 15 minutes, c'est ce que la Vierge a dit. Il aura lieu à 8 h. 30 de l'après-midi, heure à laquelle l'Ange nous est apparu la première fois. C'est le même Ange que celui que nous avons vu, avant de voir la Vierge.

— L'Avertissement doit nous purifier pour le miracle. C'est aussi comme une catastrophe. Il nous fera penser aux morts, en ce sens que vraiment nous voudrions plutôt être morts que de passer par cet Avertissement.

— Notre-Dame a dit que les malades qui seront dans le village et sur les montagnes aux alentours du village lui-même seront guéris le jour du Miracle. Il faudra donc monter au village de Garabandal, et non rester à Cosio par exemple.

— Elle n'a pas dit: « tous », ou « quelques-uns ». Elle a dit « les » malades.

— Le Châtiment — si nous ne changeons pas — sera horrible. Comme nous le méritons. Nous l'avons vu (Loli, Jacinta et moi), mais nous ne pouvons pas dire en quoi il consiste. Parce que je n'ai pas la permission de la Vierge. Quand je l'ai vu, j'ai ressenti une très grande frayeur, et cela bien que je visse la Sainte Vierge en même temps. (Bien que je visse la beauté et la bonté indicibles de la Vierge en même temps que le châtiment).

— Elle priait en face de nous le rosaire (le chapelet) très lentement, comme elle voulait que nous le priions Elle même priait le « je vous salue Marie » pour nous apprendre à bien le dire.

— Voici ce que la Vierge m'a dit dans une locution: « le corps du Père Luis sera incorrompu comme on l'a enterré ».

    Il s'agit du Père Luis Andreu, le jésuite mort de joie d'avoir vu la Vierge, et, d'avance, le Miracle.

— La Mère du Père Luis Andreu qui a trois autres fils jésuites, l'un en Espagne, l'autre à Caracas, le dernier à Formose, est actuellement religieuse professe visitandine. Quand nous l'avons visitée dernièrement elle nous a dit: « sur son lit à la Clinique de Reinosa, mon fils Luis paraissait simplement endormi. Une goutte de sang vermeil perlait à sa lèvre. J'ai frissonné, me demandant si on n'allait pas le mettre en bière vivant ».

    Au cours du même interrogatoire, Conchita explique que Jésus fera des miracles avec les objets baisés par la Vierge pendant les extases.

— Ceux qui porteront ces objets avec foi et confiance, m'a dit la Vierge, feront sur cette terre leur purgatoire. Ce purgatoire correspondra à celui qu'ils auraient fait après leur mort.

— La Sainte Vierge ne m'a rien dit au sujet des parfums de fleurs qui, dit-on, émanent parfois des objets qu'Elle a baisés; mais Elle a bien dit que les objets baisés par Elle feraient des prodiges et des miracles.

    Au sujet du Grand Miracle à venir, Conchita précise:

— Si je suis dans un couvent, la Vierge me dira comment annoncer le miracle huit jours à l'avance, c'est à Elle qu'il appartient de tout arranger ».

    Conchita dit encore que la Vierge n'a pas enseigné d'avance les couplets qu'elles chantaient, comme par exemple les strophes poétiques inconnues chantées par les trois voyantes la nuit, devant la maison endormie de Mari Cruz. Elle les a aidées à « sortir d'elles-mêmes » quelques petites poésies, au moment où elles les chantaient.

    Ces enfants ne répétaient donc pas une leçon, elles étaient « comme inspirées » au moment même, de la même manière, toutes trois à la fois.

— l'Avertissement sera reconnu et accepté par le monde comme un signe venant directement de Dieu. A cause de cela, je pense qu'il est impossible que le monde ait la tête si dure qu'il ne change pas.

— Le « signe » qui restera, pour toujours, aux Pins, le jour du Miracle, on pourra le photographier, le téléviser, le voir. Mais on ne pourra pas le palper. On verra que ce n'est pas une chose relevant de ce monde, mais de Dieu.

— Au sujet de l'Eglise de son Fils et des Papes, la Vierge a dit, en 1962, qu'il ne resterait que deux Papes après S.S. Paul VI. Mais cela ne signifie pas que le monde finira après ces deux Papes.

Dix-septième question:

    Beaucoup de croyants en Garabandal désirent (mais sont anxieux en face de l'obéissance) faire tout ce qu'ils peuvent pour diffuser le Message de notre très Sainte-Mère. Qu'avez-vous à leur dire?

Réponse:

    Cela est très bien pour la Vierge. Elle aime beaucoup que nous travaillions à répandre le Message. Et c'est ce que la Vierge désire. Mais Elle veut que nous obéissions à l'Eglise, et cela donnera plus de gloire à Dieu. Elle donnera le temps pour que le Message se répande avec la permission de l'Eglise.

Dernière question:

— La Vierge vous a-t-elle dit si l'une des voyantes mourrait jeune?

Réponse:

— C'est quelque chose que les gens racontent, mais la Vierge ne l'a pas dit.